"Il est bien établi que la qualité nutritionnelle de l’alimentation du chat est un facteur déterminant dans la prévention des maladies
dermatologiques. Une alimentation saine est capitale pour la bonne santé du pelage et d’une peau exempte de dermatose. A un propriétaire, j’argumenterai sur ces points fondamentaux
:
Une bonne alimentation : Il suffit d’observer les différences entre un chat de rue nourri d’expédients et un chat familier
choyé, elles sautent aux yeux.
L’environnement est le second point : un chat exposé aux ultra-violets toute la journée verra son pelage roussir du fait de
certains enzymes qui deviennent moins fonctionnels avec le soleil. Pour la période de mue, la lumière est un facteur déterminant. Par exemple, un chat vivant dehors fait deux vraies mues par an
alors que celui qui vit à l’intérieur mue toute
l’année.
La prévention de toutes les dermatoses, en particulier des ectoparasites (puces et tiques) est un autre facteur. Les soins
avec des brossages, toilettages et shampooings sont souvent négligés du fait d’anciennes croyances qui voulaient qu’un chat ne puisse pas être lavé.
Il est fait remarquer que les propriétaires perçoivent effectivement assez mal la nécessité de ce type de soins, surtout de
celle du bain, malgré les conseils très souvent répétés à travers la presse féline.
Est-il possible qu’un chat ait un mauvais pelage mais, en revanche, une peau saine, et inversement ? Les deux sont liés. Il est
certain que la densité du pelage chez le chat est une barrière assez difficile à franchir pour l’élaboration d’un bon diagnostic. Chez l’homme, par exemple, un seul cheveu va provenir d’un
follicule pileux, alors que chez le chat, l’ordre sera de 600 à 1800. Ainsi pour un centimètre carré de peau au niveau le plus dense, le ventre, on dénombre 10 000 poils ! Difficile
de voir les lésions. Théoriquement, la peau sera la première à révéler l’anomalie car il faut plusieurs semaines avant qu’elle n’arrive jusqu’au poil lui-même et soit visible (aspect
terne, rêche).
Il reste difficile à faire admettre aux propriétaires que le toilettage de leur chat est un acte important
pour sa santé.
La façon de
peigner un chat est aussi importante :
Si vous le faites correctement, sans irriter la peau, il n’y aura pas de risque de séborrhée rebond, de poil gras après.
Au contraire, si vous peignez trop en profondeur, quelques jours après la réaction sera visible : un poil gras. Il faut bien noter que beaucoup de propriétaires n’ont pas eu de conseils
d’hygiène. Bien souvent, les soins se résument à une entrée de force dans la baignoire familiale, avec jet de douche trop chaud ou trop froid et c’est l’hystérie assurée
!
En conclusion, les quatre piliers
capitaux à retenir : la peau s’entretient dès la petite enfance, même celle des chats qui ne sortent pas, elle se protège avec les moyens efficaces antiparasitaires, elle se contrôle par des
visites chez un vétérinaire et elle se nourrit avec une alimentation équilibrée et de qualité.
En outre, le chat absorbe beaucoup de son environnement affectif, c’est indéniable.
Savez-vous que tous les traitements américains se terminent par « TLC, soit :
"Tender Love Care » ?.
Une bonne alimentation,
des soins attentifs
et la tendresse en plus ;
c’est capital pour le chat ".
Dr Emmanuel Bensignor, expert vétérinaire spécialisé en dermatologie
* les mots soulignés sont des liens cliquables ;
n'hésitez pas à consulter le dossier sur la mue
et les galeries de Peter Robinson *
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Publié dans : les dossiers de Rose
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Par Rose
Mercredi 19 décembre 2007
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19
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